plume d’ange

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L’histoire du dentifrice

Classé dans : Bon a savoir — 9 novembre, 2007 @ 1:16

L’histoire du dentifrice

Les Egyptiennes , qui étaient soucieuses de leurs dents, utilisaient des poudres à base de charbons d’ acacia appliquées aux doigts. L’ancêtre des dentifrices serait le  » Sonabou « , mélange de cendres et d’argile à foulon.


 Les prêtres devaient se laver plusieurs fois par jour : « l’ eau du rince bouche était aseptisée avec un sel appelé BED « .
Ebers nous donne des recettes de dentifrices utilisés il y a près de 4000 ans composées de poudre de fruits de palmier , de terre de plomb verte et de miel.

Ils utilisaient aussi des masticatoires (masticare en latin, maschier au XIIe siècle.), base de l’ hygiène dentaire , qui étaient des pâtes à mâcher et à recracher et qui contenaient certains ingrédients : poudre de pierre , pulpe de datte, plantes diverses, dont la plus célèbre appelée  » Pan « , était un masticatoire à base de cardamome (plante d’Asie odorante de saveur poivrée) et de diverses plantes à essence . Ce masticatoire, (du bas latin gumma, Kommi en grec, Gome au XIIe siècle), substance mucilagineuse issue des arbres telle que la gomme arabique de l’acacia, ou l’eucalyptol de l’eucalyptus , est devenu vers 1905 le  » chewing-gum « . Selon Hérodote et les auteurs arabes , tous les mois, les Egyptiens mâchaient une souris entière ou le cœur d’un serpent pour se protéger du mal de dents.
Ces soins à apporter aux dents, datant depuis environ 4000 ans, se contentaient d’opiats ou d’électuaires (remède où l’on mélange une poudre avec du miel).

En Assyrie on utilisait les médicaments contre les démons . En effet les substances qui s’adressent à la maladie supposée d’ origine démoniaque, doivent être des substances nauséeuses et dégoûtantes. Car le démon possesseur d’un malade s’y trouve bien . Il faut alors lui donner ce qui peut lui déplaire pour lui faire quitter la place ; d’où l’ utilisation de plantes fermentées, d’urine, d’excréments d’ animaux ou de graisse vipère.

À partir de cela s’expliquent toutes les préparations de dentifrices que nous allons étudier par la suite.

Byzance, qui hérite des richesses de la civilisation gréco-latine, ne peut que compléter le savoir des Arabes, qui étaient déjà en avance par leurs connaissances, puisque Mahomet, dans le sixième commandement, préconisait l’utilisation du  » Fouhk « , écorce de noyer qui contient de la chaux , du tanin, du fer et du siwak pour se frotter les dents. En effet, au moment de ses ablutions, si l’ Arabe n’a aucune substance à sa disposition, il doit se rincer simplement la bouche avec de l’eau.

On peut citer quelques grands médecins :

Rhazes (860-923) propose de se laver les dents avec une préparation à base de thé ou d’une infusion de graine de gommier (très tannigène) ou un mélange de poudre de noix de galle et de poivre.

Au Xe siècle, Avicenne (980-1037), médecin et philosophe iranien, préconisait d’ enlever le tartre et de se frotter les dents avec une poudre composée d’écume de mer, de sel, de gypse et de coquilles d’escargots brûlés. Il est le seul auteur à déconseiller le cure-dents.
De même, on affirme que Bouddha , au VIe siècle avant J.C., se serait servi de bâtonnets de bois fibreux ramollis dans l’eau. Et en Chine, si les médecins étaient peu considérés, les pharmaciens par contre se voyaient entourés de l’estime et de la déférence populaires.
Un aphorisme chinois populaire dit :

 » Il faut deux yeux au pharmacien qui achète les drogues, un seul au médecin qui les emploie ; le malade qui les prend doit être aveugle « .

Le bourdon passait pour avoir une action sur la blancheur du visage et on prétend qu’il guérissait les maux de dents , et qui ne connaît pas le bétel !

Houang-Ty (2637 av J.C.) écrit déjà dans deux chapitres de son livre, consacrés aux maladies des dents et des gencives , les vertus de l’urine d’ enfant et assure qu’il fallait utiliser une poudre à base de musc et de gingembre pour blanchir les dents.
Morbis conseillait aux Grecs l’utilisation de la craie.

Ces pâtes devaient avoir un goût désagréable et on peut trouver les causes de leur utilisation dans la coquetterie, suivant Ovide, pour lutter contre les mauvaises haleines et contre le tartre.

Par ailleurs, Hippocrate (V-IVe siècle avant J.C.) avait déjà proposé cette formule , 5 siècles auparavant, que l’on retrouve d’ailleurs dans une même prescription faite par Jean Goeurot, médecin de François 1er .. Il nous apprend aussi que la craie, ou carbonate de chaux, était déjà utilisée avant lui. On pense cependant qu’il est le premier à recommander des dentifrices dans son traité  » De Morbis Mulierum « , dans le chapitre des maladies de la femme, dans lequel il décrit le  » médicament indien « utilisé pour blanchir les dents et améliorer l’haleine. Par ailleurs, il prescrit un dentifrice à base de poivre et/ou de bouillie de lentilles . En dehors de lui, les sources d’hygiène dentaire sont limitées, si ce n’est certains masticatoires, tels ceux de  » Chio « , qui restèrent longtemps à la mode. Il en donne une recette : celle de mêler en parties égales, pour guérir la mauvaise haleine , une tête de lièvre et trois rats brûlés avec du marbre pilé et de s’en frotter les dents. Son disciple , Dioclès de Carystes (3s. av JC ), recommandait de se rincer et de se gargariser avec deux gorgées de vin tiède pur !

Cependant chez les Romains, où la profession de médecin est peu connue au début , il devient un art sous l’influence de la Grèce.

II est certain que ceux qui avaient des moyens limités se contentaient de mâcher des parfums comme la jusquiame (plante fétiche des  » arracheurs de dents  » en raison de la ressemblance entre son fruit et une molaire de lait). Celse au Ier siècle av. J.C., au temps de Tibère, conseille , peut-être le premier à Rome, de se frotter les dents avec un cure -dent et compléter avec un opiat composé de feuilles de roses hachées d’un quart de noix de galle (excroissance des feuilles et des jeunes pousses du chêne, riche en tanin) et autant de myrrhe. Pareillement, Scribonius Largus, médecin des armées, à la même époque , trouva de nombreuses poudres et eaux pour conserver une bonne haleine avec toujours de la corne de cerf, tête de souris et de lièvre additionnés de pierre ponce et myrrhe.

Cascellius contemporain de l’empereur Domitien ( 51-96 ), vendait de l’urine espagnole, provenant de Barcelone ou de Tarragone, conservée dans des vases d’ albâtre, qui avait la propriété de blanchir les dents( J. Filderman, Boissier – ), et se parfumait la bouche avec les eaux du parfumeur Cosmus, dont le nom a donné le mot cosmétique . Ce célèbre parfumeur amassa une fortune en les vendant aux belles Romaines.

Catulle (87-54 Av. J.C.) écrivait déjà dans un poème à Egnatus :

 » plus tes dents sont blanches, plus tu as bu d’urine.  »

Ovide au début de notre ère, favori de la société mondaine, ne disait-il pas des pratiques ayant pour but d’ assurer l’ hygiène buccale :

 » les soins que vous donnez à cette agréable personne peuvent se deviner en apercevant l’incarnat rosé de ces lèvres, de vos gencives ainsi que la brillante blancheur des deux rangées de perles qui illuminent votre petit visage « .

Pline l’Ancien (23-79 av. J.C.), qui périt lors de l’éruption du Vésuve, Naturaliste, et Amiral de la Flotte , s’oppose aux mages et se place comme un scientifique. Le temps change et il n’est plus de bon ton de se curer les dents en public . Il préconise alors des masticatoires à base de résine ( ou lentisque, plante dont le tronc fournit le mastic ) et de fenouil. Pour supprimer les dents noires , il conseille l’usage d’un dentifrice de cendres de tête de lièvre auquel on ajoute du marc et parfois des cendres de tête de souris ! Dans son  » Histoire Naturelle « , il décrit des poudres dentifrices à base d’ abrasifs , tels que le charbon , la poudre d’os calciné, des coquillages de mer et de pierre ponce.

Comme des élixirs préparés avec de la cendre de corne de cerf calcinée ou celle de rat auxquels Scribonius Largus, médecin de l’Empereur Claude, précise dans son traité  » Compositiones medicamen torum « , qu’il ajoutait du mastic de Chio et du sel ammoniac, et nous confirme que Messaline, épouse de l’Empereur Claude, l’utilisait.

Deux éléments ressortent de l’étude de ces principes : il faut d’abord s’entendre sur le mot hygiène. Elle n’est pas une attitude préventive à la maladie, mais correspond à un certain comportement, lié à l’appartenance à une classe sociale déterminée. Le deuxième élément , est le sens à donner au mot curetage, qui est le fait d’enlever uniquement la partie visible des déchets alimentaires.

On retrouve cette prescription en 1500, en Europe , car le remède le plus utilisé était l’urine, qui est citée dans les recommandations d’usage du médecin d’Henri III. Cette dernière était déjà indiquée.

Au premier siècle av. J.C. par le poète latin Catulle :

 » Toi…. Fils de la Celtibérie… qui doit tout ton mérite de ta barbe touffue et à tes dents frottées avec de l’urine ibérienne « .

(Pièce 39, vers 1 et 17-21)
Puis mélangée à la pierre ponce pilée elle était aussi préconisée par Domitien en + 481, et très appréciée par les coquettes de Rome qui en faisaient une grande consommation. Ce que l’on retrouve dans la description de la toilette d’Henri III,qui nous permet de constater que cette coutume se perpétuait , car un serviteur lui frottait les dents à l’aide d’un doigt mouillé dans je ne sais quelle eau ! Son médecin Laurent Joubert n’est pas ennemi à l’urine mais préfère le vin additionné d’eau. Il faut ajouter qu’au XIVe siècle, l’urine de jument gravide était conseillée, mais fut rapidement supplantée par l’urine humaine, celle de celui qui devait l’utiliser. Ainsi l’écrivait Mme de Sévigné à sa fille de se rincer la bouche avec son urine fraîche, chaque matin pour lutter contre ses maux de dents.

L’aspect commercial est un facteur important, qui préconisait l’urine d’Espagne et certaines essences venant de loin, et de ce fait, constituait un commerce très lucratif, réservé à l’usage des plus fortunés. Cet usage particulier restera très répandu jusqu’au XVIIe siècle, et les grands spécialistes d’alors ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Fauchard, lui-même, conseillait également son usage en montrant que le sel d’ammoniac se transformait en urée par décomposition, ce qui lui donnait un pouvoir décapant et astringent. Il faut dire que beaucoup lui préféraient le vin ou l’oxymel (mélange de miel, de vinaigre et de sel marin) !
En dehors de ces pratiques, certaines élégantes utilisaient, d’après Olivier de Senlis, des cotons imbibés d’huile avec de l’essence de poivre, de girofle, de sauge, de pavot, de jusquiame et de mandragore contre les noircissures.

Dans un passage du  » Regimen Sanitatis  » de l’Ecole de Salerne on peut lire, en 1239, le passage écrit par le médecin-poète Jean de Milan :

« Frotte tes dents et les tiens nettes
Rien n’est si laid quand tu caquettes
Ou ris, de voir sous ton chapeau
Des dents noires comme un corbeau
Qui te donnent mauvaise haleine. »

Au Moyen-Age, les conditions d’hygiène connurent un certain développement. En effet, toute femme bien organisée possédait sa « fourgeoire », contenant l’escurette (cure-oreille), la furgette (cure-ongle) et le fusequoir (cure-dent).

Erasme dit dans les « Civilités » en 1530, que « blanchir les dents avec une poudre , n’est bon que pour les jeunes filles, les frotter de sel ou d’alun est fort dommageable aux gencives et de se servir de son urine au même effet, c’est aux Espagnols de le faire » et il ajoute par ailleurs, « que de toute façon, avoir les dents blanches est affaire de coquetterie pour les femmes »

Guy de Chauliac, né à la fin du XVe siècle dans le diocèse de Mende, médecin d’Urbain V, donne une recette de poudre dentifrice, pour enlever les dépôts et la vilaine couleur des dents, composée d’os de sèche, de coquillets de mer, de la porcelaine, de la corne brûlée ; du nitre (salpêtre), de l’alun, du sel gemme, du soufre brûlé, de la racine d’iris et de la canne brûlée que l’on réduit en poudre ! Il préconise de racler les dents si le dépôt est trop dur avec des râpes et des spatules. Il tire du 6e principe de la manière de vivre de Gallien une formule plus simple, qui est de se frotter les dents avec du miel et du sel calciné, et la perfection serait d’y ajouter du vinaigre suivant les instructions d’Halyabbas.

Il ne faut pas oublier que jusqu’au milieu du XVIe siècle, presque tous les ouvrages sont écrits en grec ou en latin, et c’est à cette époque que Walter Ryff, exerçant à Strasbourg, publie le premier livre médical en langue allemande. Il indique  » les moyens de conserver la bouche, les dents et les gencives propres et fraîches et en bon état « . Ce premier livre est suivi d’un autre, en langue française, publié à Lyon chez Rigaud, rédigé par Urbain Hémard (1548-1616), médecin du Cardinal d’Armagnac. Principalement choqué par la mauvaise haleine, il donne la recette de se laver la bouche le matin avec de l’eau impériale, l’eau thériacale (vient de Thériaque, suivant la formule originale de Galien, dont l’action est due à l’opium, 25mg par 4g, ou mâcher de la racine d’iris)

La Renaissance

Quel retour en arrière, car il ne faut pas oublier, que pendant le règne de Philippe II, se laver était un péché mortel et toute personne qui se lavait les dents était suspecte de mauvaise vie. Comme d’ailleurs au siècle du Roi Soleil et des fastes de la cour, « purgare et saignare » dominant le monde médical, il est normal que l’hygiène soit presque inexistante et les parfums connaissent de ce fait un développement considérable pour compenser ce manque de propreté. Les femmes ont recours à divers subterfuges tel que de se placer dans la bouche des boules musquées pour que les joues ne soient pas creuses et que leur haleine sente bon.

C’est au XVIIe siècle que l’hygiène va commencer à se développer, et c’est le point de départ de l’évolution des produits pour nettoyer les dents, jusqu’aux produits actuels.
Bunon fut l’inventeur de nombreux dentifrices, notamment de  » l’élixir anti-scorbutique « , qui raffermit les dents, dissipe le gonflement des gencives, prévient les affections scorbutiques et calme la douleur des dents.

Ce siècle diffusera par exemple, le girofle par un Omer Thévenin, sieur de Fleurimont, fils du sieur Dupré, demeurant rue du Colombier (en 1676) dans son livre, autorisé par le Lieutenant de police Nicolas de la Reynie comme un :  » Moyen de se conserver les dents belles et bonnes « .

Il fait de la publicité pour ses dentifrices et ses opiats en fustigeant les autres. Il était préparateur et vendeur de produits qu’il débitait rue Quincampoix.
L’introduction du tabac et sa grande popularité vers 1630, amena Strobelberger à préconiser le gaïac en décoction à ses patients pour désinfecter la bouche, mais à qui l’on donnait parallèlement la prescription de fumer afin de parfaire leur hygiène buccale.
Fauchard condamne l’usage des abrasifs (pierre-ponce, briques, porcelaine) et des corrosifs (esprit de vitriol, esprit de sel), préconise le nettoyage des dents avec une racine de guimauve et de petites éponges.

A côté du tabac, se profile également l’usage du café dont on vante, vers 1771, toutes les qualités.

Si le commerce des produits dentifrices devient vraiment fructueux dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, le renom d’une marque va éclipser les autres. Vers 1755, Julien Botot , médecin de Louis XV, met au point une eau  » balsamique et spiritueuse  » ( Badiane, girofle, cannelle, benjoin, essence de menthe et alcool à 80°) qui devint célèbre, à tel point qu’elle existe toujours, environ 250 ans après. La Faculté de Médecine, en 1777, reconnaît que cette  » composition est de nature à blanchir et conserver les dents et fortifier les gencives « . De plus, il eut l’autorisation officielle d’afficher sur les murs de Paris un :  » Avis sur la manière de conserver ses dents « , et obtint en 1789, à la veille de la Révolution, le Privilège Général du Roi Louis XVI.

Le point de départ de nos tubes actuels date de 1841. Un Américain, J. Rand, modifie les fabrications existantes en déposant un brevet proposant un tube métallique souple en étain pur ou en plomb pour pâte dentifrice et, à cet effet, il dépose également un brevet de pâte dentifrice : mélange de craie, de savon avec un arôme mentholé.

Des auteurs ont œuvré pour développer des mesures d’hygiène scolaire pour ne citer que TH. David dans son traité « Hygiène de la bouche » :

« Le lavage buccal et le nettoyage des dents doivent être prescrits. Ces soins nécessaires en temps de santé deviennent indispensables pendant les maladies de l’enfant »
Magitot, dans le chapitre  » Instructions à l’école maternelle  » paru dans la revue d’hygiène de 1885, énumère les règles à suivre : usage obligatoire de la brosse à dents sans aucun dentifrice, l’eau ordinaire doit suffire ! et Gallipe, dans la même revue, préconise de manger du pain dur et bis pour mieux nettoyer les dents.

C’est en 1889, après Pasteur, qu’on enregistre le changement des habitudes dans l’hygiène et sur le plan dentaire avec de nouvelles formes de dentifrices, tels que les savons, provenant de la mécanisation des fabriques. Ainsi se crée une époque charnière qui va faire apparaître, dès 1905, les savons dentifrices industriels. Les laboratoires vont alors étudier l’action des cultures microbiennes chauffées à des températures données qui seront tuées par des antiseptiques ou lysées par du bacille pyocyanique. Il se crée ainsi les premières pâtes dentifrices – vaccins.

À côté de cet aspect scientifique, il faut citer le côté commercial du fameux docteur Walton inventeur d’Email Diamant, s’il a bien existé ?

Ce qui est certain, c’est que les propriétaires de cette marque plus que centenaire, avaient bien un fils chanteur lyrique. C’est lui, appelé André Arbeau, qui pose en chantant dans le costume de Figaro sur les emballages de la marque « Email Diamant, poudre dentifrice ».
De nombreuses formules de poudres existent, dont la majorité contiennent comme charges, surtout des carbonates de chaux précipités, des phosphates dicalciques ou tricalciques, des silices, des alumines ; la couleur est donnée surtout par le carmin et le parfum par les essences de menthe.

En conclusion de ce parcours rapide, on peut penser que le degré d’hygiène a été le reflet des civilisations et de la connaissance du moment et qu’il est devenu maintenant également le reflet des « civilisés » actuels !

l’hisoire du croissant :)

Classé dans : Bon a savoir — 8 novembre, 2007 @ 3:24

La légende veut qu’il s’agisse d’une pâtisserie inventée à Vienne pour célébrer la fin du second siège de Vienne par les troupes ottomanes qui faisaient le siège de la ville (1683), d’où le terme de viennoiserie utilisé pour qualifier ce type de préparation. Alors que l’ennemi décidait d’attaquer la nuit afin de ne pas se faire remarquer, les boulangers viennois, levés avant l’aube donnèrent l’alerte. C’est pour immortaliser cette victoire qu’il leur fut permis de confectionner le « Hörnchen » (petite corne en allemand) avec sa forme qui rappelle le symbole du drapeau ottoman.

Une autre version existe et attribue l’invention du croissant, toujours en 1683 à un cafetier de Vienne, nommé « Kolschitsky », lequel ayant récupéré des sacs de café laissés par les Turcs lors de leur départ précipité, aurait eu l’idée de servir ce café accompagné d’une pâtisserie en forme de croissant en souvenir du départ de l’occupant.

C’est Marie-Antoinette d’Autriche, originaire de Vienne, qui officiellement introduisit et popularisa le croissant en France à partir de 1770. Cependant le croissant semble avoir déjà existé en France bien avant, puisque dans l’inventaire du patrimoine culinaire français réalisé par le Centre national des arts culinaires on découvre la mention de « quarante gâteaux en croissant » servis à l’occasion d’un banquet offert par la reine de France en 1549 à Paris. Il se peut que l’intention ait été alors de commémorer l’alliance quelques décennies auparavant de François Ier avec le Grand Turc.

Aujourd’hui, le croissant est un élément traditionnel du petit déjeuner . Sa version actuelle feuilletée ne fit sa réelle apparition qu’au début du XXe siècle (bien qu’une première présence soit attestée vers 1860) et attendit les années 1920 pour rencontrer le succès.

Les diététiciens recommandent d’en modérer la consommation en raison de sa teneur importante en lipides, car il comporte 50% de matière grasse dans sa recette.

Le thé à la menthe

Classé dans : A La marocaine — 8 novembre, 2007 @ 11:57

Le thé à la menthe, boisson nationale au Maroc

Au Maroc, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il fasse un soleil de plomb, on ne déroge jamais au fameux thé a la menthe quelque soit l’heure de la journée. C’est, on peut le dire, la boisson nationale marocaine, la boisson du riche comme du pauvre, la boisson modeste et raffinée.

Au Maroc, on est toujours accueilli par un thé à la menthe et on le propose toujours à nos invites, après n’importe quel repas, le matin pour le petit déjeuner ou dans l’après-midi pour accompagner des gâteaux.

La préparation du thé a la menthe est prise très au sérieux et c’est presque tout un art. D’ailleurs si on a un spécialiste dans « l’assemblée » c’est toujours devant lui qu’on dépose le service a thé et c’est un honneur pour lui de préparer le thé. Cela signifie qu’on reconnaît son « talent » et on dégustera le thé qu’il aura prépare en appréciant le dosage, l’allure du thé dans le verre, le goût sucre.

La préparation du thé est tout un art et c’est aussi l’art de la patience. Les vrais spécialistes du thé ne le préparent jamais en quelques minutes mais plutôt tranquillement tout en discutant. On prend son temps, on laisse le thé infuser, on vide l’eau, on recommence. Quelque fois on referme la théière après avoir ajoute un enieme morceau de sucre et on continue à discuter quelques minutes avant de commencer à verser le thé. Si on trouve qu’il n’est pas encore a point, on transvase de nouveau le thé dans la théière et c’est reparti pour un tour. L’art dans tout ça, c’est que malgré tout quand le thé arrive enfin dans notre verre, il est toujours aussi chaud !

Savez vous a quoi on reconnaît un thé réussi comme ça juste en le regardant ? A la mousse qui se forme à la surface du thé. On appelle ça « le turban ». Plus il y en a et plus le thé est réussi. L’autre tour de main c’est quand cette mousse reste pendant qu’on boit notre thé et quand le verre est vide, seule subsiste ce turban dans le fond du verre.

Les ingrédients pour le thé à la menthe sont :

-          du thé vert

-          de la menthe

-          du sucre

-          de l’eau

Le thé à la menthe dans A La marocaine    dans A La marocaine

La menthe utilisée doit être de qualité : elle est parfumée, ses feuilles sont vertes, foncées, un peu rugueuse et surtout un peu fermes et bien accrochées a la tige. La menthe qu’on trouve dans les supermarchés ou sur les marches est rarement comme cela, souvent ses feuilles sont fragiles et tombent facilement.

Mon père en a eu assez de rechercher cette menthe alors il en a ramené du Maroc. Au moment du retour de vacances, il a emporte des racines de menthe en les conservant dans un linge humide le temps du voyage et les a replante en arrivant. Du coup tous les ans, nous avons une menthe parfaite, parfumée qui donne un thé délicieux

Pour préparer le thé, voici ma méthode :

Porter de l’eau a ébullition, en verser environ 1 verre dans la théière, bien faire tourner l’eau dans la théière avant de la vider.

Mettre dans la théière environ 1 à 2 cuillère a soupe de thé vert. Ajouter un verre d’eau, laisser infuser un peu et vider l’eau. Cela permet d’enlever l’amertume du thé vert. Recommencer l’opération encore une fois si on veut un thé léger.

Ajouter de l’eau dans la théière, ajouter la menthe et la pousser vers le fond en ajoutant dessus les morceaux de sucre (la quantité de sucre sera fonction du goût de chacun).

Laisser infuser 2 a 3 minutes, en verser 1 verre et le reverser dans la théière Recommencer l’opération plusieurs fois, cette opération servant a aérer le thé et permettant a la menthe et aux feuilles de thé de dégager tout leur arôme.

Goûter et servir. Faire comme les spécialistes : verser le thé dans les verres en levant la théière très haut pour verser !

Il existe sûrement d’autres façons de faire. Personnellement j’ai appris à le faire comme ça. 

Cuisine du Maroc, du Maghreb

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