plume d’ange

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Archive pour mars, 2009

Origine du Mot ADIDAS

Posté : 30 mars, 2009 @ 12:33 dans Bon a savoir | 1 commentaire »

Une histoire très simple! La multinationale qui commercialise aujourd’hui vêtements, matériel et chaussures de sport fut créée en 1920 par un entrepreneur allemand, Adol Dassler. Le jeune homme vient tout juste de fêter son vingtième anniversaire lorsqu’il invente, notamment, les chaussures à pointes destinées à la course sur piste.

Quatre ans plus tard, Adol (Adi pour les intimes) fonde avec son frère Rudolf (Rudi) une société baptisée Gebreder Dassler OHG. Ils s’installent dans la ville de leur enfance (Herzogenaurauch), là où leur père tenait une échoppe de cordonnier. Et avoir un papa dans la bottine et la galoche, ça vous pousse forcément à travailler…d’arrache-pied. L’année suivante (1925), les frères Dassler se concentrent sur le football, sport favori d’Adi. Et ils mettent au point une chaussure en cuir munie de crampons. Trente cinquante paires chaque jour des ateliers.

Dix ans plus tard , à l’occasion des jeux olympiques de Berlin (1936), un athlète noir, Jesse Owens (1913-1980), remporte quatre médailles d’or (100 mètres, 200 mètres, saut en longueur et 4×100 mètres). Un triomphe , qui aux yeux du monde entier ridiculise Hitler et les suppôt d’une prétendue supériorité de la race aryenne. Aux pieds , Jesse Owens porte des chaussures à pointes conçues par les frères Dassler!

Après douze années supplémentaires de complicité , les deux frères se séparent en 1948. De son côté, Rudi crée Puma (qui deviendra l’un des plus gros concurrents d’Adidas en Europe).
Uant à Adol, il se souvient du surnom qui lui colle à la peau: Adi. Trois petites lettres en forme de diminutif . Insuffisant à son goût ! Aussi décide-t-il d’ajouter trois autres lettres (das), celles qui composent le début de son nom. Ainsi naquit Adidas.

Et comme le chiffre trois semble décidément l’obnubiler, Adol adopte l’année suivante les trois bandes comme symbole signalétique de sa marque.

Les mots d’origine arabe

Posté : 13 mars, 2009 @ 12:47 dans Bon a savoir | 5 commentaires »

Abricot

al barquq (de l’arabe)

Adobe

Toub (espagnol emprunté à l’arabe) = brique de terre séchée

Alambic

El inbiq (arabe)

Alcazar

El Kazar (espagnol emprunté à l’arabe)

Alchimie 

El kimia (arabe) 

Alcool 

El Kuhl (arabe) 

Alcazar

El Kasr (‘arabe) = palais fortifié

Alcôve

Alcoba (espagnol emprunté à l’arabe) = coupole

Alezan

Alazan (espagnol emprunté à l’arabe)

Alfa

Halfa (arabe)

Algèbre

El djabr (arabe)

Algorithme

El khaouarisme (d’Al Kharezmi – médecin perse)

Alhambra

Hamra « rouge » (arabe) = cité de Grenade de couleur rouge

Alidade

Alidada (arabe)

Almanach

El-manakh (arabe emprunté au grec)

Amalgame

Al malgama (latin emprunté à l’arabe)

Ambre

El anbar (arabe)

Amiral

Amir El Bahr arabe (Prince de la mer)

Arsenal

arsenale (italien emprunté à l’arabe)

Artichaut

El harchouf (en passant par l’espagnol alcachofa)

Assassins

Hachachines (assassino : italien emprunté à l’arabe)

Aubergine

de l’arabe : Badendjel

Avarie

Awar (arabe)

Azimut 

Alsamt (arabe) 

Azur 

Lazaward (arabe) 

Babouche

Babuch (arabe emprunté au persan)

Baldaquin

Baghdadi

Baobab

Abou Hibeb (père des graines)

Baraquer

Baraka (arabe) s’agenouiller pour un chameau

Barbacane

Barbek-kaneh (arabe)

Barda

Barda’a (arabe) = chargement

Benjoin

Luben jawi (arabe) = résine

Benzène

Benzine (arabe)

Bougie

Ville Bougie en Algérie (Béjaia actuellement)

Burnous

Bournous (arabe)

Caban

Caba (arabe) = Capote

Cabas

Quafa (arabe) = panier

Calibre

Qualib (arabe) 

Café 

Kahwa (arabe) 

Calife 

Khalifa (arabe) 

Camelot 

Hamlat (arabe) 

Camphre

Kafour (arabe)

Candi

Qandi (arabe)

Carafe

Caraffa (italien emprunté à l’arabe)

Caramel

Espagnol emprunté à l’arabe : quoura m’halwa (boule sucrée)

Carmin

Quirmiz (arabe) – rouge, éclatant

Chemise

Kamiss (arabe)

Chiffre

sifra (italien emprunté à l’arabe : Sifr = zéro)

Coton

koton (ktone) – arabe

Cramoisi

Quirmzi (arabe)

Cubèbe 

Quababa (arabe) 

Cummin 

Kamoune (arabe) 

Divan

Diwan (prononcez diouane) vient de l’arabe-perse

Douane

Doana (italien emprunté à l’arabe)

Ecarlate

Saqirlat (persan emprunté à l’arabe)

Echecs

Cheikh (arabe) = le roi

Echec et mat

Cheikh met (arabe) = le roi est mort

Elixir 

Al-Iksir (arabe) 

Epinard 

Isbinakh (arabe) 

Erg

Erg (arabe)

Estragon

Terkhoune (arabe)

Fakir

Faqir (arabe) = pauvre, derviche

Fanfaron

Farfoune (arabe) = volage

Fardeau

Fard (arabe)

Felouque

Faluca (espagnol emprunté à l’arabe, flouca)

Fennec

Fennec (arabe)

Gabelle

Gabella (italien emprunté à l’arabe) : Impôt sur le sel

Gandoura

Longue robe (berbère)

Gazelle

Rhazel (arabe)

Gerboise

Jarbouh (arabe)

Girafe

Zarafa (arabe)

Goudron

qatran (arabe)

Hasard

Azzahr : jeu de dés (arabe)

Hachich 

Hachich (arabe) = herbe 

Harem 

Haram (arabe) = sérail 

Jaquette

Jekk (arabe) = côte de mailles

Jarre

Jarra (arabe)

Jupe

Jubba (arabe)

Kermès

Kirmiz (arabe)

Laque

de l’arabe Lakk

Lascar

El Askarry (arabe) = militaire

Luth 

El-Oud (arabe) 

Maboul 

Mehboul (arabe) = fou 

Macramé

Makharem (arabe) = ajouré

Magasin

Makhazine (arabe) = lieu de dépôt

Marabout

M’rabet (arabe) = Saint musulman

Maroquin

Marrakech (arabe) = cuir marocain

Massage

Massah (arabe) 

Matelas

Matrah (arabe)

Matraque

Matrèke (arabe) = massue

Momie

Moumia (arabe)

Nuque

Nuqua (arabe) : moelle épinière

Orange

Narandj (arabe)

Raquette

Rahat (arabe qui veut dire : paume de la main)

Razzia

Razya (arabe qui veut dire : attaque)

Santal

Sandal (arabe) : un arbuste

Satin

Zaytouni (arabe) de la ville de Zaytoun en Chine

Simoun

Mot anglais emprunté à l’arabe Samoun

Sirocco

Scirocco (italien emprunté à l’arabe)

Sirop 

Charab (arabe) 

Smala 

Smala (arabe) 

Sofa

Suffa (arabe)

Sorbet

Sorbetto (italien), Chorbet (turc), Chourba (arabe pop), Charbat (arabe classique)

Soude

Souwad (arabe)

Sucre

Asucare (de l’italien zucchero, emprunté à l’arabe)

Talc

Talq (arabe)

Tasse

Tassa (arabe)

Zénith

Samt (arabe) : Chemin

Zéro

Sifr (arabe)

Zouave

Zwâwa (arabe)

L’ORIGINE DU MOT PHARMACIE

Posté : 13 mars, 2009 @ 12:44 dans Bon a savoir | Pas de commentaires »

Dans
la Grèce antique, le pharmakos était à l’origine un pauvre destiné à être sacrifié aux dieux en cas de catastrophe
.

Dès le début de son existence, le mot  » pharmakon « , à l’origine des mots  » pharmacie  » et  » pharmaceutique « , a eu des significations très ambiguës, représentant notamment le poison et son antidote. C’est ce que nous rappellent Bernard Lachaux et Patrick Lemoine dans le texte suivant. Les intertitres sont de la rédaction.

Dans
la Grèce classique, par prévoyance, la ville d’Athènes entretenait à grands frais quelques malheureux destinés aux sacrifices. En cas de besoin (calamité, épidémie, famine, invasion), il y avait ainsi un pharmakon à la disposition de la collectivité. Il était promené dans les moindres recoins de la ville sur un char décoré ; il était destiné à drainer les ultimes parcelles du mal. Puis la victime sacrificielle était chassée ou tuée au cours d’une cérémonie rassemblant toute la populace. Dans ce rite, le pharmakos est un réceptacle qui cristallise sur lui tout le mal et dont le sacrifice rembourse largement la société de ses investissements, puisqu’il calme l’effervescence et ramène la paix. La victime émissaire incarne la culpabilité collective. Le pharmakos apparaît sous un double visage : personnage coupable justifiant la vengeance à son encontre, mais aussi objet de vénération religieuse. Il y a bien là une alchimie impérieuse dont la victime rituelle est l’instrument : en attirant sur elle la violence maléfique, elle permet, par sa mort, sa transformation en violence bénéfique (…).

Le poison et son antidote

Il y a (…) un glissement intéressant du pharmakos humain au terme de pharmakon remède. En grec classique, le pharmakon signifie le poison et son antidote, le mal été son remède, et finalement toute substance capable d’exercer une action très favorable ou très défavorable selon les cas, les circonstances et les doses employées (médecine des semblables et des opposés d’Hippocrate). Le pharmakon est une drogue magique ambiguë dont les hommes ordinaires doivent laisser la manipulation à ceux qui jouissent de connaissances exceptionnelles, voire surnaturelles : prêtres, magiciens, chamans, médecins…

Dans une vision historique des différentes méthodes médicales, de nombreuses analogies apparaissent, qui font de l’expulsion et de la purification un thème médical essentiel. Nous ne ferons que citer l’exemple des diverses thérories sur les humeurs pécantes (NDLR : mauvaises humeurs – du latin peccare : pécher) à évacuer par les clystères (NDLR : les lavements) ou les saignées au XVIIIe siècle. Mais nous pourrions aussi parler des méthodes modernes de vaccination qui consistent à renforcer les défenses du malade pour le rendre capable de repousser seul une agression microbienne.

Pierre-Jean Brisset

Sources : Lachaux B. et Lemoine P.  » Placebo, un médicament qui cherche sa vérité  » Medsi/McGraw-Hill éd., Paris.

 

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